Je suis un oiseau de nuit

Création 2020 – Marionnette – Tout public
d’après Ida ou le délire de Hélène Bessette.

C’est l’histoire de Ida, histoire singulière qui commence à sa mort.
Ida, femme de ménage chez les Besson, n’arrosera plus les fleurs la nuit.
Ida, projetée à huit ou neuf mètres de l’autre côté de la rue par un camion, est morte.

Elle est propriété de Madame Besson non par le mariage mais par la domesticité, par l’appartenance au delà de la mort. Elle est partie sans laisser de préavis. Impossible même de lui faire un reproche. Ses ex-employeurs s’interrogent, jugent Ida, les « Ida » personnes inférieures.
Sa phrase posée comme une énigme « je suis un oiseau de nuit » ouvre un monde parallèle où les frontières deviennent floues entre rêve, réalité, cauchemar et délire…
Confusion de propriété d’être de personne, est-elle ou n’est-elle pas ? Est-elle Ida ou Madame ?…

Ida, nouvel Icare, morte d’avoir ouvert les yeux. Elle a vu ce qu’il ne faut pas voir. Ce qui est insupportable à voir. Ida consciente de la condition humaine.

« Ce regard blanc, qui perce l’ombre
qui voit le monde comme il est
c’est le regard de Ida
Extra-lucide au fond du noir. »